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Adultes : visites et conférences
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Conférences autour des expositions

Mérodack-Jeaneau de A à Z

Exposition Alexis Mérodack-Jeaneau
En quête de modernité

Dans le cadre de l’exposition consacrée à Alexis Mérodack-Jeaneau, sera donnée une conférence à deux voix pour un parcours biographique revisité à travers des récits, des correspondances, des scènes, des anecdotes et une galerie de personnages. Un autre regard sur l’artiste, sa vie et son oeuvre, sous forme d’abécédaire.

Par Bruno Amiot historien, responsable du service photothèque aux archives municipales et Patrick Le Nouëne, directeur honoraire des musées d’Angers.

Jeudi 16 mai à 18h30

Alexis Mérodack-Jeaneau (1873-1919) dans la plèbe des avant-gardes

Alexis Mérodack-Jeaneau, Angevin monté à Paris vers 1896, subit de plein fouet la crise de renouvellement des générations artistiques qui marqua les années 1890-1905.
Jusqu’en 1890, l’art moderne s’était renouvelé de manière quasi décennale : Courbet et l’Exposition universelle de 1855, le Salon des Refusés de 1863, « l’impressionnisme » en 1874, le « néo-impressionnisme » en 1886, le symbolisme et les « nabis » vers 1890, quand des Sécessions apparaissaient dans toute l’Europe. Puis, jusqu’en 1905, il n’y eut plus de nouveaux jeunes. La nouvelle génération s’accumulait aux portes d’un système moderne élitiste et exclusif. La crise était sociale, économique autant qu’esthétique. Mérodack-Jeaneau fut un des rares artistes à prendre au sérieux l’ampleur de cette crise. Il s’engagea pour élaborer des solutions au service de la nouvelle génération, à l’échelle internationale. Son mouvement, Les Tendances nouvelles, fut décisif pour mettre en réseau la génération qui à partir de 1905 allait s’affirmer contre l’impressionnisme, puis dans une recherche permanente d’innovation. Ses options internationalistes et coopératistes, cependant, furent vite en porte-à-faux avec l’évolution marchande et nationaliste de l’art moderne.

Par Béatrice Joyeux-Prunel, Maître de conférences HDR, histoire de l’art contemporain à l’École normale supérieure de Paris

Jeudi 27 juin 2019 à 18h30

Culture de la faim et pratiques alimentaires à l’époque moderne (XVIIe -XVIIIe siècles)

Exposition Hungry Planet

L’ogre et l’ogresse, le loup anthropophage et l’obsession de la nourriture sont autant de passages obligés des contes du XVIIe siècle. Ils nous présentent le versant littéraire de ce que nous pouvons appeler une culture de la faim, témoin des pratiques alimentaires de l’Ancien Régime, de l’humble écuelle du manouvrier au gaspillage symbolique des festins. L’auteur aborde ainsi les espaces compensatoires engendrés par les frustrations alimentaires. Les élites de la fortune et de la naissance sont, elles aussi, loin d’échapper à ce cadre prégnant tant leur comportement alimentaire résonne avec la culture de la faim ambiante.
Professeur d’histoire moderne à l’université d’Angers, Florent Quellier consacre ses recherches à l’histoire des cultures alimentaires européennes des XVIIe – XVIIIe siècles et à l’histoire du végétal. Depuis 2007, il a publié plusieurs ouvrages sur ces thèmes.

Par Florent Quellier professeur d’histoire moderne à l’université d’Angers

Jeudi 23 mai 2019 à 18h30

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