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Aiguière

"Aiguière"

Début de la dynastie Tang (VIIe siècle),
Hauteur : 27 cm ; Diamètre : 13,5 cm ;
Grès blanc à couverte transparente,
Achat, 1960, ancienne collection Wannieck.

Photo de droite : vase à anses en forme de dragon

En chinois, on distingue, dès l’Antiquité, deux grandes sortes de poteries (qui existent déjà sous les Zhou, 1100-221 avant notre ère) : les céramiques glaçurées (ci), imperméables, et les autres, de simples terres cuites (tao). Dès l’époque des Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.), les potiers savent sélectionner et préparer leurs terres, et contrôler minutieusement leur cuisson. Le musée Pincé conserve dans ses collections de très beaux exemples de céramiques glaçurées, comme cette remarquable pièce.
Il s’agit d’une aiguière à col et embouchure tréflée. La panse arrondie présente une ligne élégante. Elle est surmontée d’un col étroit, qui s’épanouit à ses extrémités. La pièce est composée d’une argile blanc-gris au grain fin constellée de particules micassées. Un engobe blanc, sans doute de même composition que la pâte, a été appliqué par trempage.

Probablement issue des ateliers du centre de Gongxian, au Henan (d’après la matière et la forme), cette céramique constitue une bonne illustration des différentes techniques de façonnage. La pièce a été tournée, nous en avons la trace sur toute la pièce, en lumière rasante. Après tournage, l’extrémité du col a été pincée avec les doigts, pour former une embouchure tréflée. L’anse tubulaire a été façonnée à la main, puis collée à la barbotine sur l’épaule et sous le bord de la coupe. Cette pièce a été revêtue d’un engobe blanc, peut-être de même composition que le corps, puis d’une couverte transparente, avant cuisson (vers 1200°c). Il était, sous les Tang, très difficile de parvenir à un blanc pur. Il n’est que relatif.
La forme de cette pièce reste assez courante : en effet, les verseuses dites « à tête de coq » sont apparues sous les Jin (265-420). Sous les Sui (581-618) et sous les Tang (618-907), la forme de ces aiguières s’est allongée, le col est plus haut, ce qui a entrainé une élévation de l’anse. Ici, par exemple, la poignée décrit une ample courbe. Dans certains modèles, elle prend la forme d’une tête de dragon à son extrémité, qui mord nerveusement le bord de la coupe.

On trouve aussi des vases à anses en forme de dragon (visuel de droite). C’est pour faciliter l’écoulement du liquide que l’embouchure a été pincée.

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