Accessibilité des musées d'Angers
  • English
  • Español
  • Deutsch
Partager
Imprimer

Contenu

Passer le contenu

Jarre funéraire

Jarre funéraire

Période néolithique, culture de Majiayao (province du Gansu), phase de Banshan (vers 2800 – 2500 av. J.-C.),
Hauteur : 31 cm ; Diamètre : 32 cm ;
Terre cuite, décor peint,
Achat, 1956, ancienne collection Charles Vignier.

L’étude des céramiques permet, à mesure que les fouilles se poursuivent, de connaître davantage les principales phases du néolithique chinois, et ainsi de mieux mettre en avant l’extrême diversité des terroirs, autrefois ignorée. A ce titre, la jarre du musée Pincé constitue un précieux témoignage de ces premières cultures chinoises.
Ce vase à col court et à panse globulaire se rétrécit brusquement en un cône, au niveau de sa base. Deux petites anses en anneau sont disposées symétriquement au niveau du diamètre maximal de la panse. Seul la partie supérieure et bombée du corps est décorée, très richement. Cet objet était donc conçu pour être vu d’en haut.
Cette jarre a été montée au colombin (boudin de terre enroulé sur lui-même), et cuite dans un four droit à une température d’environ 800°C. Le décor se compose de bandes sinusoïdales dentelées, peintes en brun, et séparées par des bandes noires, alors que les « dentelures » sont laissées en réserve. Les pigments (ocre naturel, hématite et manganèse), sont appliqués au pinceau avant la cuisson.
Cette céramique est tout à fait représentative de la production néolithique de la culture de Majiayao, dans la province de Gansu (autour de 2500 av. J.-C.), le long du bassin supérieur du Fleuve Jaune : à la fois par sa forme (jarre au col court et à l’épaule épanouie) et par son décor de motifs spiralés bichromés. Des jarres de ce type ont été découvertes à Bashan, Machang, et Xindian (le Metropolitan Museum de New York en conserve de très beaux exemples, similaires à cet exemplaire du musée Pincé). Dans des pièces postérieures, nous pouvons observer un accroissement de ce motif de noyau duquel partent les bandes en spirale, donnant naissance à un motif de grands cercles eux-mêmes ornés. Les bandes, qui sur cet objet constituent l’élément central du motif décoratif, sont reléguées à une place secondaire (voir, par exemple, la très belle pièce du musée Guimet, à Paris, inv. MA 5866).
Il semblerait que ces jarres aient été conçues pour jouer le rôle de mobilier funéraire.

Retour

Retour au contenu