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Laurent Millet, l'exposition

Musée des Beaux-Arts d'Angers

courtesy La Galerie Particulière, Paris

"La Méthode n°49", 2001, 30x40 cm, tirages jet d'encre

17 mai > 16 novembre 2014

Le musée des Beaux-Arts une exposition consacrée à l’artiste Laurent Millet, en partenariat avec La Galerie Particulière, à Paris qui l’expose en mai et juin.

Dans son travail de photographe et plasticien, Laurent Millet (né en 1968), compose les chapitres d’une encyclopédie imaginaire, peuplée d’objets qu’il construit dans des décors naturels ou dans son atelier. Ses assemblages sont des hybrides d’objets traditionnels, scientifiques, architecturaux, aussi bien que d’œuvres d’artistes dont il affectionne le travail.
De quoi s’agit-il ? De sculpture ? De dessin ? De bricolage ? D’installation ? L’artiste met en place des « machineries poétiques » qu’il photographie ensuite, et cette image finale vient justifier toutes les étapes qui l’ont précédée.
A sa façon, s’appuyant plus souvent sur une certaine érudition de sa maladresse que sur son habileté, il s’efforce de questionner les images : celles qu’il produit, et celles qui, latentes, attendent dans le paysage, dans les objets, d’être éveillées. Il se penche ainsi sur leur modes d’apparition, leur persistance, leur nature concrète, leur identité incertaine.

"Petites machines littorales du 18 mai", 1997, photographies argentiques, 30x40 cm et 60 x 100 cm, courtesy La Galerie Particulière, Paris

L'herbier, 2008-2011, photographies numériques rehaussées de peinture, 33 x 48 cm, courtesy La Galerie Particulière, Paris

L'artiste devant la série "La méthode", vue d'exposition

D’un point de vue général, la notion de série est importante dans le travail de l’artiste. Elle le structure en profondeur. Certaines sont conçues comme des voyages (Petites machines à images), d’autres comme des variations (les Monolithes), d’autres comme des façons de mettre en valeur des rapports différents entre des objets (Derniers jours d’Emmanuel Kant), ou comme un assemblage d’images aux identités distinctes mais rassemblées par un même rapport au paysage (Les Tempestaires).

Au travers des séries parfois distinctes formellement se distinguent deux grandes familles d’images : l’une entretenant des contacts étroits avec le paysage, l’autre puisant son inspiration dans de nombreuses références au dessin, replacées dans des environnements plus intimistes, plus repliés sur eux-mêmes, presque abstraits.

Regroupant plus de 200 œuvres pour la première fois, l’exposition d’Angers retracera le parcours de Laurent Millet de 1997 à 2013 : photographies pour la plupart, trois vidéos et une sculpture. L’exposition s’articule en trois espaces thématiques dans lesquels sont regroupés des chapitres ou des séries qui se complètent ou se répondent.
La Galerie particulière s’attachera plus particulièrement dans son exposition aux thèmes de la ligne et de la transparence.

Laurent Millet est représenté par La Galerie Particulière à Paris, la Robert Mann Gallery à New York, et la galerie Spectrum à Saragosse. Il a exposé en France et à l’étranger (USA, Espagne) et son travail est présent dans de grandes collections publiques et privées en France et aux Etats-Unis.

Catalogue de l’exposition

Laurent Millet, les enfantillages pittoresques, Christine Besson, Arthur Kopel et Michel Poivert, 350 pages, Filigranes éditions, 29 €

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