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Chameau agenouillé

"Chameau agenouillé"

Epoque Wei (Ve siècle),
Hauteur : 17 cm ; Longueur : 22 cm ;
Terre cuite,
Achat, 1951.

Contrairement au cheval, en usage depuis très longtemps en Chine, le chameau est le signe des voyages et des échanges. Il est donc un symbole de luxe. En effet, cet animal restait un élément essentiel dans le transport de toutes sortes de produits exotiques. C’est probablement à ce titre que des substituts funéraires (mingqi) à leur image accompagnaient les riches défunts dans leur dernière demeure, comme pour affirmer leur rang même après leur mort.
Cette œuvre, représentant un chameau au repos, agenouillé et la tête redressée, a été réalisée en terre sombre riche en fer, à l’aspect légèrement grumeleux, parsemée de quartz et de mica. Elle a été moulée. Certains détails ont ensuite été repris à l’aide d’une spatule, certains autres motifs sont incisés. Cette statuette porte des traces de polychromie rouge et d’engobe blanc.
La figure est remarquable par l’impression de vie qui en émane. Les détails sont précisément rendus, comme la toison bouclée au-dessus de la tête du chameau, ou encore ses sourcils épais, ses yeux en amande et ses oreilles. L’animal semble prêt à reprendre sa course.
Les figurines funéraires de chameaux se multiplient en Chine à partir de l’époque des Wei du Nord (386-534) pour atteindre leur apogée à l’époque Tang (618-907) (sous forme plus idéalisée et colorée que lors de l’époque des Wei du Nord). La plupart du temps, elles sont, comme ici, dépourvues de cavalier. Celles qui représentent les chameaux à la fois chargés et montés sont en effet plus rares. On en trouve cependant un bel exemple monté dans les collections du musée Guimet, à Paris (inv.  MA 6721).

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