Accessibilité des musées d'Angers
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Le récolement des collections
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Comment récoler ?  

Chaque œuvre est vérifiée : sa localisation, la conformité entre le numéro d’inventaire et les sources documentaires conservées, son état de conservation, le marquage de son numéro d’inventaire mais aussi ses mesures et ses marques et inscriptions.  Pour ce faire, on examine minutieusement l’objet à l’aide d’une loupe et d’une lampe.
Les outils du récolement : les inventaires sont l’outil principal du récoleur. Ils sont le reflet de l’histoire des musées et des collections. La documentation des musées conserve une quinzaine de registres (le plus ancien remonte à 1841) auxquels se rajoutent des catalogues. Aujourd’hui, les inventaires sont informatisés sur un logiciel spécialisé (Micromusée) qui sert à la fois de base de données et d’outil pour l’édition des registres réglementaires au fur et à mesure des nouvelles acquisitions d’oeuvres faites par les musées.

Comment s’organise-t-on ?

Aux musées d’Angers, tout le service conservation est mis à contribution pour mener à bien le récolement : les conservateurs responsables des collections mais aussi la régie des œuvres et la documentation. Par ailleurs, un agent est chargé de coordonner et de superviser l’ensemble des opérations. Le travail s’effectue à la fois dans les salles d’exposition permanente mais aussi dans les réserves où sont conservées 80 % des collections et dans les établissements auprès desquels les musées d’Angers ont consenti des dépôts.
Le récolement est organisé de façon décennale : l’établissement rédige un plan de récolement, document unique qui permet d’anticiper les difficultés relatives aux moyens humains, techniques et documentaires. Il organise le travail de façon rationnelle par campagne topographique. A la fin de chaque campagne, est produit un procès-verbal qui atteste officiellement du récolement d’une partie de la collection.
Si, pour les musées d’art et d’histoire d’Angers le récolement s’effectue bien pièce par pièce, le mode opératoire au Museum varie légèrement : les spécimens ayant déjà fait l’objet d’un inventaire (soit environ 50 000 items) sont récolés un par un. Ceux n’ayant pas fait l’objet d’un inventaire sont en revanche traités par lots (par collection nominative et par entité de rangement).
Pendant la phase de récolement, les œuvres sont examinées de près, ce qui nécessite de les manipuler avec précaution. Les agents récoleurs sont tous formés à la manipulation des œuvres et portent des gants pour ne pas abîmer les objets et pour se protéger. Toutes les observations sont ensuite notées sur une fiche de récolement informatisée qui sera conservée durant toute la vie de l’œuvre.

A quoi sert le récolement ?

Les opérations de récolement permettent de mieux connaître et de mettre à jour les données relatives aux œuvres : vérification du numéro d’inventaire, des mesures, prise de photographies documentaires (toutes les faces et les inscriptions et marques). Elles permettent également de faire un bilan de l’état de conservation des collections et de programmer, si nécessaire, des campagnes de restauration.

Le récolement, accessible au public

Véritable travail de coulisses, le récolement a permis de passer en revue depuis 2013 plus de 30 000 œuvres. Ce travail de mise à jour des données est aujourd’hui visible par tous via la mise en ligne des collections, accessible depuis le site internet des musées d’Angers.

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