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MNR
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MNR 244 – La Vierge et saint Jean-Baptiste adorant l'Enfant Jésus

Domenico di Zanobi (Maître de la Nativité Johnson)
Florence, fin du XVe siècle
Huile sur bois
0,92 x 0,51 m
 
> collection Landry
> acheté par Bornheim pour Hermann Goering en 1941 pour 65 000 francs ; collection Goering (inv. RM 1054)
> mis à l’abri à Berchtesgaden ; transféré le 25 juillet 1945 au Central Collecting Point de Munich, n° 5107 
> renvoyé en France le 18 avril 1946 ; récupéré par l’Office des Biens et Intérêts Privés ; attribué au musée du Louvre en 1950 par décision de la 4e commission de choix du 21 décembre 1949 (MNR 244)
> déposé à Alger, musée des Beaux-Arts en 1952
> revenu à Paris, musée du Louvre en 1961
> déposé au musée des Beaux-Arts d’Angers (échange Campana), arrêté de dépôt en décembre 1969, arrivée à Angers en juin 1970.

    Dérivant du récit de la vision de la Nativité de sainte Brigitte de Suède, largement répandu en Italie et sujet de dévotion privée au milieu du XVe siècle, la scène correspond au moment où « La Vierge, sentant qu’elle avait enfanté, ayant baissé la tête et joint les mains, adora l’enfant avec grande révérence et lui dit : Ô mon Dieu et mon Seigneur, soyez le très-bien venu !  ». Elle fut fréquemment représentée par les peintres florentins du Quattrocento, sur des panneaux de format comparable à celui du tableau d’Angers. Plusieurs œuvres du milieu du XVe siècle ont conservé un cadre similaire à celui MNR 244, ornés d’une inscription correspondant au début de l’Ave Maria en partie inférieure, de trois palmettes sculptées en partie supérieure, et d’un délicat décor, sculpté ou peint de rinceaux floraux ou d’étoiles.
    L’auteur de cette œuvre est le Maître de la Nativité Johnson, identifié comme étant Domenico di Zanobi (actif à Florence, fin du XVe s. – début du XVIe s.). Typique de la production de cet artiste, le visage de la Vierge traduit un recueillement habituel dans les œuvres du maître, et cette sereine douceur qui souligne, par sa délicatesse, la grande qualité du panneau d’Angers. Il se distingue en effet du corpus des œuvres de l’artiste, qui a réinterprété à de nombreuses reprises cette composition prisée des commanditaires florentins de l’époque. La composition, que l’artiste modifie d’un panneau à l’autre, comporte ici quatre personnages, la Vierge et l’Enfant, entourés de saint Jean-Baptiste en prière, et surmontés d’une figure du Père et de la colombe du Saint-Esprit. Des analyses ont permis de constater qu’une cinquième figure, sans doute évacuée à un stade précoce de la réalisation de l’œuvre, avait été placée, à l’origine, entre l’Enfant et saint Jean-Baptiste.

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