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Fronton du Panthéon, détail

Pierre-Jean David, dit David d'Angers
1830 - 1837
Modèle en plâtre au 1/3 d’exécution
2,80 x 1540 cm
Donation Constant Dufeux, 1858

L'église Sainte-Geneviève, construite à partir de 1794 par Soufflot (1713-1780), est retirée au culte catholique d'abord à partir de la fin du 18e siècle, puis de manière définitive au 19e siècle, devenant le Panthéon. Il abrite les tombeaux des grands personnages que la France a choisi d'honorer.

Le gouvernement confie à David d'Angers la création du fronton sculpté de ce Panthéon en 1830. La réalisation du fronton est pour David d’Angers une nouvelle occasion d’exprimer son admiration et son soutien à ceux qui défendent la liberté. Mais son choix de représenter des personnages de l’opposition, voire des révolutionnaires, est controversé. Le fronton n’est dévoilé qu’en 1837, sans inauguration.

Ce haut-relief représente une allégorie de la France. La Patrie, symbolisée par la femme au centre, coiffée d’une couronne d'étoiles, tend des couronnes de laurier aux hommes qui ont fait l’histoire de France. À sa droite, la Liberté personnifiée conduit les écrivains et les artistes, les hommes politiques et les scientifiques. Elle soutient et légitime leur action. On reconnaît les philosophes Voltaire et Rousseau, le général La Fayette et le peintre Jacques-Louis David. À sa gauche, l’Histoire, symbolisée par une femme ailée, inscrit les noms des grands hommes sur ses tablettes. Vers elle avancent résolument les militaires, avec à leur tête le jeune général Bonaparte. Ils défendent la Patrie et donc influent sur le cours de l’histoire nationale.
David d’Angers s’affranchit avec habileté de la contrainte de la forme triangulaire du fronton en la mettant au service de son iconographie : les figures aux extrémités, plus petites, sont comme « aspirées » par un mouvement ascendant vers la Patrie.

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