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La jeune Grecque au tombeau de Marco Botzaris

Pierre-Jean David, dit David d’Angers
1827
Modèle original pour la statue en marbre envoyée par le sculpteur à Missolonghi (Grèce), 1827
Plâtre, H. 0,80 – L. 1,19 m – l. 0,55
Envoi au musée d’Angers par la veuve du sculpteur, 1856

En 1821 débuta l’insurrection des Grecs contre la Turquie. Canaris et Botzaris en furent les chefs avant la reconnaissance de la Grèce comme royaume souverain en 1832. Comme de nombreux écrivains et artistes, David soutint la cause de l’indépendance grecque et, pour honorer Marco Botzaris, mort après une héroïque résistance, il envoya à ses frais une statue commémorative en marbre, pour la placer sur le champ de bataille de Missolonghi.

Dans cette sculpture, une jeune fille déchiffre le nom du héros inscrit sur la dalle funéraire. L’artiste écrit dans ses Carnets : « Ma jeune Grecque est à cet âge de transition : la fillette pensive, lisant le nom d’un des libérateurs de son pays, sera femme dans une nation libre. »
David a ensuite travaillé lui-même le marbre, ce qui n’est pas l’usage au 19e siècle. Vingt ans plus tard, son amertume fut grande lorsque, en Grèce, il le découvre dégradé. Ce n’est qu’après son décès en 1856 que le marbre est restauré en France. Renvoyée en Grèce, l’œuvre est désormais exposée au musée national historique d’Athènes.

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