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Expositions 2010 - Musée des Beaux-Arts

Jean-Pierre Pincemin

8 mai – 19 septembre 2010

Du 8 mai au 19 septembre 2010, le Musée des Beaux-Arts d’Angers a exposé le travail de Jean-Pierre Pincemin, artiste passionnant à l'oeuvre généreuse, disparu en 2005, en association avec le musée d’art moderne de Céret et le musée La Piscine de Roubaix.
L’exposition évoquait deux périodes de son œuvre, d’un extrême à l’autre de sa carrière.
En premier lieu, une tendance minimaliste sur les grandes toiles libres des années 1967-1976 marque une intense période d’expérimentation des matériaux, des supports et des procédés, du geste et de l’organisation de l’espace.
Par ailleurs l’exposition insistait sur des œuvres réalisées entre 1995 et 2005. Après 1986 et la fameuse série de L’Année de l’Inde qui l'amena à la figuration, Pincemin s’intéresse à l’histoire de la représentation et fait de nombreux emprunts à l’imagerie religieuse occidentale et à l’iconographie orientale.
Puis vers 2000-2005, il revient à une certaine organisation de l’espace dans de grandes toiles aux réseaux d’entrelacs ou de labyrinthes, de signes ou de calligraphies, et de toiles saturées de cercles multicolores où explose la puissance de la matière et de la couleur.
Ces deux « périodes » étaient associées dans un dialogue qui mettait en relief, plus que leurs différences, leur parenté et la cohérence de l’évolution de Pincemin.
Enfin, l’exposition consacrait un espace particulier à un aspect émouvant et plus secret de l’œuvre de Pincemin: les petites peintures sur papier qui constituent une manière de « musée de poche » selon la formule de l’artiste. Ces petits formats qu’il affectionne, ne sont pas des esquisses pour ses grands tableaux, mais sont peints a posteriori, ou pour illustrer des poèmes ou des livres. Proches de la miniature, ils se dégustent comme une visite un peu privée dans l’ensemble de son œuvre.

Voir la vidéo de l'exposition

Catalogue

Catalogue commun aux 3 expositions :« Jean- Pierre Pincemin », éditions Gallimard,textes de Déborah Laks, Christian Bonnefoi,Jean-Pierre Pincemin et Bernard Lamarche-Vadel, 192 pages, 29 €

La fabrique du portrait, Rodin face à ses modèles

4 décembre 2009 - 28 mars 2010

En coproduction avec le musée Rodin

Laboratoire de création mais aussi fresque sociale, l’exposition a permis de découvrir l’œuvre considérable, et pourtant méconnue, de Rodin portraitiste. Elle a mis en lumière le processus de création et la démarche du sculpteur dans la construction d’un portrait.
Auguste Rodin a réalisé dans sa carrière de sculpteur un nombre considérable de portraits dont certains très célèbres, Victor Hugo, Balzac, et dans des techniques variées. Son travail prolonge, comme il le reconnaît lui-même, celui qu’avait entamé Pierre-Jean David d‘Angers (œuvres présentées à la galerie David d’Angers). A son travail de portraitiste s’adjoignent des réflexions sur l’échelle, les matériaux, les liens entre socle et œuvre ainsi que sur le rapport entre le Tout et la partie. La majorité des portraits sculptés présentés pour cette exposition proviennent du musée Rodin à Paris ou de son atelier de Meudon.
Dans et autour de l’exposition, le musée des Beaux-Arts a présenté, en dialogue avec les œuvres de Rodin, l’artiste contemporaine Isabelle Lévénez et ses Portraits fragmentés, vidéos/dessins. Son travail explore et interroge le corps comme espace à découvrir, motif et sujet central de l’œuvre, à travers plusieurs medium : dessin, vidéo, photographie.

Voir la vidéo de l'exposition

Catalogue

Rodin, la fabrique du portrait, textes de Paolo Tortonese, Aline Magnien, Hélène Marraud, Jean-Benoit Birck, Véronique Mattiussi, Itzhak Goldberg et Dominique Viéville, édtions du musée Rodin, 168 pages, 29,90 €

"Femme à la coupe d’oranges" de Merodack-Jeaneau, face à "Self-hybridation pré-colombienne" de Orlan, 1999
"Femme à la coupe d’oranges" de Merodack-Jeaneau, face à "Self-hybridation pré-colombienne" de Orlan, 1999
"Sans titre" de Eric Poitevin dans la salle des paysages de l’Ecole du Nord, 2000
"Sans titre" de Eric Poitevin dans la salle des paysages de l’Ecole du Nord, 2000

Oeuvres du FRAC des Pays de la Loire au musée des Beaux-Arts d'Angers

12 février - 16 mai 2010

Fruit d’un partenariat entre le Frac et le musée, cette exposition a pour première particularité de ne pas avoir être présentée dans les salles d’exposition temporaire, mais d’avoir investi les salles permanentes du musée, en l’occurrence toutes les séquences du parcours Beaux-Arts.

Le parti pris était de faire se côtoyer, dans ce lieu de mémoire et d’histoire de l’art qu’est le musée, le passé et le présent, et de faire entrer en résonance des œuvres « patrimoniales » avec des œuvres de la création actuelle, contemporaines, sur la base de rencontres non pas aléatoires mais non définies par une quelconque thématique ou une idée théorique, avec une certaine liberté. D’où cette succession de croisements et de dialogues sur des modes divers : thématique, formel, historique, allégorique ou poétique, décalé ou malicieux, en harmonie ou en opposition.

Cela provoque des conversations, des clins d’oeil, des interrogations ou des réflexions, induisant des échos ou des chocs d’une époque à l’autre. Ainsi l’histoire de l’art passée est toujours présente, parfois bousculée, renversée, les genres sont revisités.
Que ce soit Eric Poitevin des personnages, des arbres ou des animaux au milieu des salles du XVIIè siècle, Sam Samore qui revisite l'idée de beauté féminine au sein des salles du XVIIIè siècle français, Johannes Kahrs qui dénonce la violence dans une vidéo entourée par des tableaux néoclassiques pleins de violence, un portrait d'Orlan qui interroge les canons de la beauté aux côtés de portraits à tendance fauve de la collection ou encore Fred Sandback qui rejoint son contemporain François Morellet par son langage minimaliste, et toutes les autres, ces artistes ont provoqué par la présence inhabituelle de leurs œuvres, un regard bienvenu sur les collections du musée.

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