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Expositions 2011

Musée des Beaux-Arts

"La demande en mariage", 1825

 

Guillaume Bodinier, un peintre angevin en Italie (1795-1872)

Du 27 mai au 18 septembre 2011

Durant quatre mois, le peintre angevin Guillaume Bodinier (1795-1872) était à l’honneur au musée des Beaux-Arts d’Angers. Cette première rétrospective a présenté plus de 200 œuvres, principalement des études de paysages et personnages ainsi qu’une trentaine de tableaux.

Guillaume Bodinier naît à Angers en 1795. Formé dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin (atelier par lequel sont passés Géricault et Delacroix), il démarre sa carrière de peintre assez tardivement.

En 1822, il accompagne Guérin, nommé directeur de la Villa Médicis à Rome. Ce séjour italien inaugure une période d’aller-retour entre la France et l’Italie qui s’étendra sur plus de 25 ans. L’œuvre de Bodinier s’inspire des paysages italiens, des scènes pittoresques observées lors de ses excursions dans les campagnes romaine et napolitaine. Les études (esquisses peintes ou dessinées) expriment particulièrement la sensibilité de l’artiste qui retranscrit la nature comme il la voit. Une certaine spontanéité s’en dégage.

L’Italie est un passage obligé dans le processus de formation des artistes à cette époque. Bodinier y fréquentera un certain nombre de ses contemporains, artistes et écrivains, comme Stendhal, Ingres et Corot notamment. Il nouera également une relation quasi-filiale avec Guérin, qu’il veillera d’ailleurs sur son lit de mort.

Le parcours chronologique de l’exposition commencait avec une séquence introductive sur les années d’études et de formation. Le cœur de l’exposition était consacré aux séjours principaux en Italie, tandis que la dernière séquence insistait sur la période angevine après 1848.
Enfin, une cinquantaine de portraits dessinés et peints ont été présentés à partir du 25 juin dans le cabinet d’arts graphiques.

L’exposition a survolé un demi-siècle et mis en exergue la difficulté d’un artiste à créer, à se renouveler dans un siècle de bouleversements artistiques, entre classicisme, académisme, romantisme et impressionisme. Elle s’inscrivait aussi dans une volonté depuis la réouverture du musée, de valoriser ses principaux donateurs (David d’Angers, Turpin de Crissé), grands artistes et personnalités locales de première importance.

Catalogue

Guillaume Bodinier, un peintre angevin en Italie, sous la direction de Patrick Le Nouëne, textes de Patrizia Rosazza Ferraris, conservateur du Museo Praz à Rome, Vincent Pomarède, conservateur général responsable du département des peintures au musée du Louvre, Patrick Le Nouëne, conservateur en chef des musées d'Angers, édition Expressions contemporaines, 320 pages, 39 €

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Loriot & Mélia, Vu-pas-vu

30 octobre 2010 – 3 avril 2011

Le Musée des Beaux-Arts a présenté le travail de Loriot & Mélia, un couple d’artistes dont les installations/œuvres « lumineuses » étonnent, intriguent et émerveillent à la fois.

Séduisant tout à la fois les petits et les grands, cette exposition a regroupé une trentaine d’œuvres aussi bien anciennes qu’inédites. Depuis 1992, les deux artistes mêlent aussi bien les arts du dessin, que ceux de la photographie ou de la sculpture pour nous révéler leur vision du monde à travers le prisme d’installations lumineuses qui enchantent par leur originalité.

D’autres installations détournent l’énergie lumineuse des écrans cathodiques vus à travers le filtre d’un écran ajouré (Détournement de fonds, 2005).
Les œuvres les plus connues partent d’un assemblage hétérogène d’objets traversé par la lumière, qui fait naître une image virtuelle au mur ou au plafond. (Jour de fête, 1993 ; Le Diable probablement, 1993 ; Miracle pour un antiseptique, 2001).

Avec la volonté de faire « une critique de l’image par l’image », Loriot & Mélia ont créé des œuvres à partir « de trois fois rien1 » et de jeux de lumières qui dénoncent, avec un regard amusé et ironique, les travers et les failles de notre société.
Conçue spécialement pour l’événement, La Salle des batailles (2010) conjugue plusieurs des dispositifs chers aux artistes et associe des objets banals détournés, à la télévision et à la télésurveillance et se veut une gigantesque « parodie de la mort en direct, une pantomime des grandes batailles », une grande toile lumineuse et animée qui rejoue en se moquant le théâtre des guerres du monde que banalise la télévision.

Les images se développent sur de nombreux registres et sont parachevées par des titres soigneusement travaillés, petites perles parfois teintées d’humour ou de poésie… On pense par exemple à S’envoyer au diable (2005), Ready-made in China (2000), La palette, nous voilà ! (1997).

1 : extrait du texte, « Télé mon amour », Loriot et Mélia

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Catalogue

Loriot & Mélia, Vu-pas-vu, textes de Christine Besson, Jean-Claude Pinson, Jacques Py, 128 pages, 25 euros

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