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Expositions 2012

Musée des Beaux-Arts

La dernière nuit de Troie

Histoire et violence autour de la Mort de Priam de Pierre Guérin

25 mai - 2 septembre 2012

Cette exposition a obtenu le label "exposition reconnue d'intérêt national", décerné par le ministère de la Culture et de la Communication. Elle a pu bénéficié à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’Etat.

L’exposition, construite autour du tableau testamentaire et inachevé de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833), a été l’occasion de reconsidérer un moment crucial de la peinture d’histoire française, longtemps occulté par le rayonnement du romantisme, et d’interroger un mythe antique qui hante l’imaginaire des artistes à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles.

La Mort de Priam de Pierre-Narcisse Guérin réalisée entre 1830 et 1832 est une scène de tragédie aux proportions monumentales de 4,390 x 6,295 m. Le tableau est conservé au musée des Beaux-Arts d’Angers depuis 1862, date à laquelle un ancien élève de Guérin, Léon Cogniet l’a offert au musée.
Le tableau n’a pas été présenté au public depuis les années 80. C’est une restauration récente, entreprise dans le cadre des travaux de rénovation et d’agrandissement du musée achevés en 2004, qui a permis de l’exposer à nouveau dans le parcours permanent du musée des Beaux-Arts.
La métaphore de la destruction de la cité de Troie fait écho à la violence d’épisodes historiques anciens ou contemporains : la Révolution de 1789 ou les Journées de 1830, épisodes illustrés par de nombreux peintres. Elle annonce également des violences futures.

L’exposition a rassemblé une soixantaine d’œuvres, de Guérin bien sûr, mais aussi de nombreux peintres parmi lesquels Jacques-Louis David, Antoine-Jean Gros, Hubert Robert, Anne-Louis Girodet…
Un catalogue, publié à cette occasion, propose une synthèse autour du thème de la violence dans l’Histoire, faisant suite à plusieurs publications sur le même thème et à des monographies sur des artistes ayant été impliqués par leurs actes et leur art dans cette thématique.

Catalogue

La Dernière Nuit de Troie. Histoire et violence autour de la Mort de Priam de Pierre Guérin.
Préface de Patrick Le Nouëne, Ph. Heuzé, Ph. Bordes, M. Korchane, F. Lissarrague
Éditions Somogy / 184 pages / 29 €

En vente à la librairie-boutique du musée des Beaux-Arts

Jacques Villon, né Gaston Duchamp (1875-1963)

4 novembre 2011 - 1er avril 2012

Jacques Villon (Damville 1875 – Puteaux 1963), de son vrai nom Gaston Emile Duchamp, est le frère aîné de Marcel Duchamp, du sculpteur Raymond Duchamp-Villon et de Suzanne Duchamp, également peintre, qui épousa l’artiste dadaïste Jean Crotti. Etonnante famille d’artistes dans un milieu de notables cultivés qui favorisa leur orientation ! Villon choisit son pseudonyme en hommage au poète français François Villon.

La reconnaissance de l’importance de l'œuvre de Villon intervient dans la carrière de l’artiste à la fin des années 1940, alors qu’il a déjà à son actif plus de sept à huit cents toiles et près de cinq cents gravures. Esprit indépendant comme ses frères et sœur, son style doit beaucoup au cubisme, Villon s'y appliquant dans une manière très personnelle, qui compose la fascination pour la mécanique, le mouvement et les théories de la peinture avec les émotions de la nature.

A 16 ans il réalise ses premières gravures chez son grand-père, le peintre graveur Rouennais Emile Nicolle. De 1894 à 1906, il travaille comme caricaturiste et illustrateur pour plusieurs journaux parisiens comme l’Assiette au Beurre. A partir de 1906, il se consacre à la peinture, influencé par Edgar Degas et Henri de Toulouse-Lautrec. En 1911, il est à l’initiative de la création du groupe de Puteaux puis de la "Section d’or", qui réunit, autour de ses frères et sœur des artistes comme Gleizes, Metzinger, Picabia, Gris, Léger, ou encore Delaunay et Kupka. Il participe à l’exposition, l’Armory Show à New York en 1913. Après la guerre où il est mobilisé et prend part au combat, Villon reprend son travail de peintre et graveur.
Le marchand Louis Carré acquiert en 1942 son fond d’atelier et contribue, avec le soutien des « Jeunes peintres de tradition française », à le placer sur la scène artistique. Dès 1944, une exposition lui est consacrée à la galerie de France ; ce sera la première d’une longue série qui fera voyager ses œuvres dans les plus grands musées français et étrangers. Il est un des rares peintres français à avoir conservé son renom aux Etats-Unis.
Pour l’exposition d’Angers, de nombreux musées et galeries français et américains, quelques particuliers et la famille ont accepté de prêter leurs œuvres. Le musée a bénéficié en outre de la collaboration de Germain Viatte, grand spécialiste de l’art moderne et contemporain.

Catalogue

Une monographie a été éditée à l'occasion de cette exposition rétrospective

Jacques Villon
né Gaston Duchamp (1875-1963)
éditions Expressions contemporaines
Germain Viatte, Patrick Le Nouëne, 240 pages, 39 €

Le catalogue est disponible à la librairie-boutique du musée des Beaux-Arts

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