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Expositions 2012

Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine

Sacré Blanc ! Hommage à Thomas Gleb

29 juin - 18 novembre 2012

Né en 1912 (décédé en 1991) Yehouda Chaïm Kalman dit « Gleb » aurait eu 100 ans en 2012. Ses amis, sa famille et le musée de la tapisserie contemporaine d’Angers, en collaboration avec le centre de recherche Thomas Gleb (basé à Angers), ont souhaité lui rendre hommage.

L’exposition Sacré blanc ! Hommage à Thomas Gleb (1912-1991) a invité une cinquantaine d’artistes contemporains sur le thème du blanc et du sacré, dont les créations ont été mises en regard de l’œuvre de Thomas Gleb.

Le blanc comme moyen d’expression dans le textile, est la « matière colorée » qui permet de donner à l’œuvre tissée de Thomas Gleb cette forme d’intemporalité qui s’unit dans la tradition mais aussi dans la modernité avec beaucoup d’aisance. Le sacré et l’Homme s’unissent au blanc pour exprimer non pas la neutralité ou le vide, mais au contraire, l’autonomie et la liberté. Le questionnement des plasticiens invités s’inscrit dans le même espace de création, celui d’une forme de pureté où le blanc n’est pas monochrome. Modernité par la couleur mais aussi par la variété des supports utilisés : la broderie, la céramique, la dentelle, le dessin, l’installation, l’ornement, la photo, la peinture, la sculpture, la tapisserie, le tissage et le vêtement.

Une histoire commune lie Thomas Gleb à la ville d’Angers. Elle a commencé en 1965 lorsque Pierre Carton, qui dirigeait l’atelier de tapisseries de l’école des Beaux-Arts, proposait à ses élèves de tisser d’après des maquettes de Gleb. En 1968 le premier atelier de tapisserie d’Angers, l’ATA, commence une collaboration fructueuse avec Gleb. En 1987, huit mois après l’ouverture du jeune musée de la tapisserie contemporaine, une grande rétrospective lui est consacrée. En 1990, l’exposition La tapisserie patrie de Thomas Gleb salle Chemellier à Angers préfigure le don à la Ville d’une trentaine d’œuvres tissées et sculptées. Une salle permanente dédiée à Gleb s’ouvre en 1991 ; la même année, le catalogue de la donation est édité. Lorsque Jean Kalman, son fils, verse les archives de son père au musée, une équipe de chercheurs classe et étudie ce fond, qui aboutira en 2001 à l’exposition Gleb, Nouveaux visages Peintures, Tapisseries, Sculptures. Une nouvelle donation de Jean Kalman suivra en 2004, et une deuxième salle Gleb s’ouvrira dans les collections permanentes dès 2004.

L'exposition a redonné à Gleb une place et un regard très actuel à son œuvre revisitée par la création contemporaine.

En savoir plus sur Thomas Gleb

Catalogue

Sacré Blanc ! Hommage à Thomas Gleb

Françoise de Loisy, Yves Sabourin, Emmanuèle Consigny Cozon, Dominique Dendraël, , Claire Lore, Myriam Metayer, Céline Robinson, lettre traduite du polonais par Elisabeth Gardaz et Emilia Sahraoui, 144 pages, 25€

Le catalogue présente d’une part les œuvres exposées mais rend également compte des travaux menés par l’association / centre de recherches Thomas Gleb ces dernières années.

Hors les murs

Amaël Mavoungou devant "La Joie" de Thomas Gleb (1974), lors de l'inauguration de l'accrochage au Quai, le 13/11/2012

Le Quai-Forum des Arts vivants (Angers)

présente la tapisserie monumentale de Gleb La Joie qui avait été commandée en 1970 pour le siège de l’entreprise Pernod Ricard.
du 9 novembre au 20 décembre 2012

Musée du Hiéron (Paray-le-Monial, Saône-et-Loire)

En signe de vie, exposition rassemblant Thomas Gleb, Max Wechsler et Georges Jeanclos.
20 mars – 30 décembre 2012

1-2-3 Sculptures de fibres

Marie-Noëlle Fontan, Jill Galliéni, Simone Pheulpin

16 décembre 2011 –28 mai 2012

Après la Catalogne, l’Asie et l’Europe, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine s'est intéressé pour sa nouvelle exposition à la création française, à travers le parcours de trois femmes artistes françaises, Simone Pheulpin, Jill Galliéni et Marie-Noëlle Fontan.

Leur cheminement artistique est singulier car elles ont peu ou pas de formation artistique et elles ont mis au point des techniques de création très personnelles. Souvent sélectionnées et primées lors de concours, elles ont acquis toutes les trois une reconnaissance internationale. Ainsi Marie-Noëlle Fontan a été primée à Tournai pour le concours « Kimonologue », Simone Pheulpin était présente à la 13ème Biennale Internationale de la tapisserie à Lausanne et à la Triennale internationale de Lodz. Jill Galliéni, quant à elle, figure dans la collection du jeune musée du LAM à Villeneuve d’Ascq/Métropole de Lille.

Chez Marie-Noëlle Fontan (née en 1948) règne le végétal en maître. Grâce à lui elle anime la fibre elle lui donne forme, volume et mouvement. Des trois artistes présentées à Angers, elle est la seule à utiliser un métier à tisser certes frustre et léger, mais tissage cependant. Il en résulte de fragiles compositions souvent spatiales et abstraites. Elle puise sa culture textile en commençant par s'intéresser à la tapisserie médiévale et ira ensuite se nourrir directement in situ des techniques ancestrales précolombiennes au Guatemala, son deuxième pays d’adoption. A Angers, l’exposition présente des œuvres récentes (2000-2010).

Jill Galliéni (née en 1948) assemble et brode des grandes poupées de tissu, parfois de plâtre, elle les bâtit par des structures qu'elle dissimule avec subtilité : des grillages métalliques, des rembourrages. Ces sculptures-poupées se dressent, élancées, longilignes, denses, résistantes, voluptueuses et farouches, elles semblent « belles d'abandon ». Elles sont des objets transitionnels, liées à l’enfance. Elles partent d’un constat de douleur qu’elle exorcise petit à petit. En parallèle, Jill Gallieni réalise un travail d’écriture à l’encre ou cousue sur papier. Ce sont des prières, des litanies adressées à Sainte-Rita, la sainte des causes perdues, qui s’enchevêtrent, se superposent. Dernièrement des « dessins textiles » sont apparus, visages ou figures cousus sur un support textile.

Simone Pheulpin (née en 1941) construit ses sculptures de coton denses, murales ou tridimensionnelles à partir d’un matériau lié à sa jeunesse passée dans les Vosges, du coton brut, non blanchi dans lequel elle a joué enfant. Depuis trente ans elle est restée attachée à ce textile rigide, non coloré, qu’elle découpe, plie et pitonne avec des épingles, sans jamais se lasser des possibilités de celui-ci. C’est une lutte avec la matière dont l’artiste ne sort pas toujours vainqueur, et, ainsi, toujours poussée par un but inatteignable la création de l’artiste se nourrit de ces victoires ou de ces défaites.

En tout plus d’une cinquantaine d’œuvres ont été présentées dans trois espaces distincts respectant ainsi la particularité de chaque artiste. Cet ensemble a permi de donner l’ampleur de la qualité et de la force des créations textiles de ces trois artistes françaises contemporaines. Un catalogue vient enrichir l’œuvre de ces trois artistes grâce à la collaboration des critiques et historiens d’art Gilbert Lascault pour Jill Galliéni, Blanca Volny pour Marie-Noëlle Fontan, et Alexandra Fau pour Simone Pheulpin.

Catalogue :

1-2-3 sculptures de fibres, Textes de Alexandra Fau, Blanca Volny, Gilbert Lascault, avant-propos Françoise de Loisy

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