Le lieu

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Le lieu

Forteresse bâtie au 12e siècle, le musée-château de Villevêque présente les œuvres léguées par Marie Dickson-Duclaux en 2002 à la ville d'Angers pour en faire une annexe du musée des Beaux-Arts. Elle suit en cela les volontés de son époux, Daniel Duclaux, décédé en 1999. Ce dernier, riche industriel et amateur d'art éclairé, a constitué une importante collection d'œuvres d'art du Moyen Age et de la Renaissance.
Ses acquisitions, s'échelonnant de 1950 à 1990 environ, sont très variées et documentées. L'intérêt de Daniel Duclaux s'est principalement porté sur une période allant du 12e au 16e siècle, avec quelques achats d'œuvres antiques et chinoises. Toutes les domaines de création sont représentées : mobilier, tapisserie, textile, sculpture, peinture, dessin, gravure, enluminure, manuscrit, émail, faïence, orfèvrerie … Cet éclectisme éclairé illustre bien les goûts d'un amateur passionné.
Un parcours inversé de la Renaissance au Moyen Age, présente des objets  d'art aux techniques variées : céramiques hispano-mauresques et italiennes, statuettes italiennes en bronze (15e et 16e siècles), émaux du limousin (12e siècle), têtes d'apôtre en pierre (13e siècle), sculptures en bois polychrome (15e siècle), tapisserie (Flandres, vers 1500).
Cette présentation, avec la rénovation du clos et du couvert et l'ouverture du parc au public constitue la première phase d'un projet d'aménagement qui devrait se développer dans les années à venir.

Nouveauté, ouverture du cloître

 

Depuis avril, le cloître attenant au musée-château est désormais accessible au public.

A l'origine, le cloître ne fait pas partie du château. Les douze colonnes, classées Monuments Historiques, sont en effet issues du cloître d'Elne dans les Pyrénées-Orientales.

C'est Auguste Durel, propriétaire du château de Villevêque de 1961 à 1979 (date du rachat du château par Daniel Duclaux), qui en fait l'acquisition en 1960 et les fait installer au château, le long de l'aile sud.

Les années 1920 notamment furent marquées par un engouement de la part des musées et des grands collectionneurs américains et européens pour les cloîtres et autres éléments de monuments, comme des portails sculptés. C’est ainsi que de nombreux cloîtres roussillonnais furent des proies privilégiées et que beaucoup d’entre eux furent démantelés et vendus.



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