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Musée des Beaux-Arts
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Visite du musée

XVIIe et début du XVIIIe siècle, Ecoles du Nord, France, Italie

Au 1er étage, mais dans une partie plus récente du bâtiment (XIXe siècle) s'ouvre une galerie consacrée au XVIIe siècle, où sont présentées successivement les écoles du Nord et les écoles française et italienne.

Le Siècle d'or, Flandres et Hollande XVIIe et début XVIIIe siècle

"Autoportrait", Jacob Jordaens, vers 1650
"Autoportrait", Jacob Jordaens, vers 1650

Le siècle d'or correspond à une phase particulièrement féconde de l'art des Pays-Bas, dominée par la personnalité de Rubens.
Plusieurs thématiques se répondent :
-Autour de Jan Brueghel l'Ancien (dont la famille joua un rôle important dans la peinture flamande tout au long du XVIIe siècle) : tableaux religieux ou mythologiques , œuvres de Francken, Van Lint et en particulier l'oeuvre de HendrickVan Balen et Jan Brueghel l'Ancien, Le Festin des dieux.
-Autour de Pierre-Paul Rubens (qui fonda un atelier très productif à Anvers) : un Silène ivre de l'entourage de Rubens, une grande Assomption de la Vierge de Van Thulden, élève de Rubens, un magistral Autoportrait de Jordaens.
-Le paysage, très en vogue à l'époque auprès des artistes et des collectionneurs : paysages animés de personnages chez Van der Hagen, Hackaert, van Gillis ou ayant pour cadre des ruines antiques (Glauber, Breenbergh, Poelenburg), ou encore les petits tableaux avec scènes mythologiques (Van Mieris, Enlèvement des Sabines ; Verbuys, Mars et Vénus), témoignent d'un marché de l'art très actif.
-Dans une petite salle attenante, le thème des Portraits, natures mortes et scènes de genre veut évoquer un cabinet de collectionneur flamand du XVIIe siècle. Les natures mortes (Van Kessel, Gillemans, Van Es, Denies) et les scènes de genre (Téniers, Le tête à tête ou La mère difficile ; Caulery, de Vos, Chien écrasé) étaient très prisées par la grande bourgeoisie marchande de l'époque.

La France : Louis XIV et la Régence, 1643-1723

La salle suivante correspond à la production en France au XVIIe et au début du XVIIIe siècle.
Le Classicisme - plus tard opposé au Baroque - est ici puissamment représenté par deux grandes toiles de Philippe de Champaigne, L'Enfant Jésus retrouvé dans le Temple, et Les pèlerins d'Emmaüs, ainsi que deux beaux pendants de Nicolas Loir et des œuvres de Stella et La Fosse.
Le tableau de Pierre Mignard et plus encore ceux d'Antoine Coypel au début du XVIIe siècle, (Vénus et Vulcain et en particulier L'Olympe) illustrent le débat entre couleur et dessin qui voit triompher la couleur.

L'Italie aux XVIIe et XVIIIe siècles

La dernière salle du 1er étage aborde l'Italie au XVIIe et XVIIIe siècles, à travers plusieurs courants artistiques ou écoles régionales.
L'école napolitaine est très marquée par le Baroque et le Caravagisme (tableaux de Fracanzano, Saint Pierre repentant, Solimena, L'Annonciation ; Giordano, La Vierge adorant l'Enfant…).
Le Classicisme s'exprime de différentes manières dans les tableaux de Vanni, Mola, Agar et l'Ange, Badalocchio ou Lorenzo Lippi avec la superbe Allégorie de la simulation.
Enfin l'école vénitienne de la fin du XVIIIe siècle est présente entre autres avec deux vedute de Venise par Guardi et par la magistrale Apothéose de la maison Pisani de Giambattista Tiepolo.


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