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Actualités de l'artothèque

dessins de Claire Morgan

Claire Morgan, " Over my dead body", 2014, aquarelle et crayon sur papier
Claire Morgan, "If you go down to the woods today, 2014, crayon, tempera et races du processus de taxidermie sur papier sur polyester

Exposition du 10 juin au 6 novembre 2016

Artiste et personnalité d’exception, Jean Lurçat sera mis à l’honneur du 10 juin au 6 novembre à Angers à l’occasion du cinquantenaire de sa mort. Angers occupe une place singulière dans le parcours de l’artiste. En 1938, en visite dans la ville, le peintre y découvre la tenture de l’Apocalypse. Ce fût pour lui un véritable choc esthétique d’où découlera son œuvre majeure, le monumental Chant du monde. En 1968, la municipalité décide d’édifier un musée à son nom qui abrite depuis ces tapisseries uniques.

En écho à l’exposition "Jean Lurçat. L’Eclat du monde" au musée des Beaux-Arts, les musées et l'artothèque invitent l’artiste contemporaine irlandaise Claire Morgan (Belfast, 1980) à concevoir une œuvre  monumentale, Plenty more fish in the sea. Cette installation suspendue se déploie dans le musée Jean-Lurçat au cœur de l’hôpital Saint-Jean, et entre en dialogue avec les dix tapisseries qui composent du Chant du Monde de Jean Lurçat. Ces deux œuvres de générations différentes, sont le reflet d’une thématique commune, celle de l’Apocalypse.

En écho à l’installation, des dessins de l’artiste sont présentés à l’artothèque, du 10 juin au 6 novembre 2016. Ces dessins, qui précèdent la mise en œuvre des sculptures entrent au cœur du processus de création. Ils révèlent le cheminement à partir duquel naissent les installations. Traces de l’idée formelle, ils conservent en leur sein l’empreinte des animaux taxidermisés. Pour ce faire, l’artiste dispose l’animal sur une feuille de papier qui gardera l’empreinte de son acte. Les traces de sang, mêlées aux produits de taxidermie, constituent le point de départ de son travail « Tout ce qui se passe ensuite sur la page en dépendra. Les sculptures supposent obligatoirement une grande maîtrise. D’une certaine manière, les dessins sont donc une part bien plus viscérale et spontanée de ma pratique. »*

Les installations de Claire Morgan prennent la forme d’œuvres in situ, créées dans l’espace même d’exposition. En réflexion avec le lieu investi, ses constellations géométriques se révèlent au gré de la déambulation. Constituées d’une multitude de fils de nylon en suspension, ses compositions éphémères sont d’une extrême délicatesse. Le public est alors invité à les contourner, à les contempler selon différents points de vue. Dans ses créations, l’artiste dévoile sa vision du monde à travers les notions de vie, de fragilité, de disparition, de mort, qu’elle incarne notamment à l’aide d’animaux taxidermisés par ses soins.

* Extraits de l’album de l’exposition, entretien de Claire Morgan par Elodie Derval



R.a-r : La revue de l'artothèque

Dédiée à l'art contemporain le plus actuel, R.a-r "Revue aller-retour", la revue annuelle éditée par l'artothèque, s'offre d'abord comme un objet artistique dont la forme est confiée chaque année à un artiste différent et renferme en ses pages une oeuvre en tirage limité. Elle est aussi un espace de réflexion, de découverte et de partage où critiques et historiens d'art, acteurs institutionnels et privés, collectionneurs et galeristes, abonnés et amateurs, artistes et écrivains confrontent leurs points de vue. Elle met en lumière des événements liés à l'identité et aux missions propres de l'artothèque et porte un large regard sur l'actualité artistique.

Pour son deuxième numéro, R.a-r donne ainsi carte blanche à l’artiste Éric Winarto. Succédant à Philippe Mayaux, Winarto propose deux dessins où l'expérimentation est de mise, à travers le format utilisé et le jeu des encres orchestré par l'atelier de sérigraphie la Máquina. Inscrit en premier lieu sous le signe du dessin, ce deuxième numéro entre en écho avec les expositions présentées aux musées d'Angers cette année "Intentions graphiques" et "la Fabrique de l'œuvre".

La thématique du dessin sélectionnée, chaque auteur s'est épris avec élan, à l'image de sa propre singularité d'écriture et avec une vraie liberté, pour produire des textes en résonance. Ainsi articles et entretiens se succèdent, délivrant une vision éclectique sur la conception du dessin. Médium privilégié dans le fonds d'arts graphiques de l'artothèque, le dessin fait place à la photographie mêlant œuvres contemporaines et patrimoniales, en posant notamment un regard sur l'œuvre d'Alexandre Rodtchenko par Arthur Kopel.

Revue aller-retour de l'artothèque d'Angers - N°02, textes de Philippe Piguet, Ariane James-Sarazin, Sandra Doublet, Arthur Kopel, Elodie Derval, février 2016, 84 pages, 15 €

Tarifs abonnés 10 €
estampe Éric Winarto : 60 € avec la revue gratuite

Tarifs non abonnés 15 €
estampe Éric Winarto : 100 € avec la revue gratuite

En vente à Angers à la boutique du musée des Beaux-Arts et à l'artothèque

Estampe d'Eric Winarto, "Selva - Blackbirds", 2015, sérigraphie sur papier, 30×92 cm.

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