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Oeuvres en voyage
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Oeuvres en voyage

Deux oeuvres partent au "Metropolitan Museum of art" de New-York

© Musées d’Angers, photo Pierre David

© Musées d’Angers, photo Pierre David

La Croix d'Anjou au MET de New-York.

L'oliphant au MET de New-York

Le musée des Beaux-Arts d'Angers prête deux oeuvres pour l'exposition "Jérusalem (1000-1400), Tous les peuples qui sont sous le ciel...", qui a lieu du 26 septembre 2016 au 8 janvier 2017, au Metropolitan Museum of Art à New-York.

Jérusalem est l’un des centres anciens du Moyen Âge qui a inspiré des générations d’artistes et qui a favorisé les échanges entre Occident et Orient notamment au cours des croisades. Cette vaste exposition au premier étage du MET, dans une ambiance très éloignée des passions religieuses, cherche à montrer les différentes traditions culturelles et artistiques qui ont animé la ville de Jérusalem, carrefour des religions. Deux cents œuvres du XIe au XVe siècle, provenant de soixante prêteurs différents et issus d’une douzaine de pays montrent l’extraordinaire rayonnement de cette ville.

Angers est représentée par deux des plus remarquables objets médiévaux du parcours Histoire d’Angers au musée des Beaux-Arts : la croix-reliquaire de la Roche-Foulques et l’olifant, ancien reliquaire, particulièrement bien mis en valeur dans cette exposition. Ce qui a retenu l’attention des deux commissaires, Barbara Boehm et Melanie Holcomb, c’est le rapport de ces objets avec des lieux différents de Terre Sainte et leur histoire bien attestée.

La croix à double traverse est conforme aux Vraies Croix d’inspiration byzantine appelées staurothèques. Elle était conservée dans la chapelle Sainte-Croix de la Roche-Foulques (comm. Soucelles) fondée en 1158 par le chevalier Foulques de Cleers et son fils Geoffroy après leur retour de la deuxième croisade. La relique était au centre d’une petite croix en or fixée au centre de la croix à double traverse formée d’une âme de bois recouverte de lames métalliques ornées de filigranes d’or, de pierres semi-précieuses et d’intailles.

L’olifant est particulièrement bien documenté. L’évêque d’Angers, Guillaume de Beaumont, à son retour de la cinquième croisade en 1218, déposa à la cathédrale un olifant vraisemblablement acheté à Byzance qui contenait les reliques d’Abraham, de Sarah, d’Isaac, de Jacob dont les tombeaux avaient été découverts à Hébron en 1119. Ces fragments, accompagnés de restes de la dernière Cène, furent mis à l’intérieur de ce cor fait d’une défense d’éléphant d’Afrique et décoré d’une chasse au lion et d’un homme sonnant du cor sur un dromadaire. C’est le plus ancien objet du trésor de la cathédrale subsistant comme l’atteste un inventaire de 1255 où il est désigné sous le nom de cornu eburneum.

A noter que l’exposition, comme l’important catalogue qui l’accompagne, évoque deux autres œuvres en rapport avec l’Anjou : le gisant d’un chevalier de la famille d’Aluye (conservé aux Cloisters) dont Jean rapporta le reliquaire de la Vraie-croix à l’abbaye de la Boissière, actuellement conservé à Baugé. Et une croix d’ivoire de morse (conservée au musée du Louvre) ayant appartenu à Sybille d’Anjou, fille de Foulques V, comte d’Anjou puis roi de Jérusalem.

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