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Galerie David d'Angers
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Les collections

David d’Angers, Médaillon de Népomucène Lemercier

vers 1832, cire, H. 14,3 x L. 12,5 cm

David d’Angers, Médaillon de Népomucène Lemercier

1832, bronze, diam. 16,5 x ép. 3,7 cm

 

Actualité des collections

La galerie David d'Angers poursuit sa mue : nouvelle présentation des dessins et des bustes

Désormais, la galerie David d'Angers propose régulièrement un accrochage renouvelé de ses collections dans l'espace situé au rez-de-chaussée et au premier étage de la mezzanine.

Après l’exposition consacrée aux dessins de David d’Angers pour le décor du théâtre de l’Odéon en 2014 et celle consacrée aux liens entre l'art du portrait de l'artiste et les théories de phrénologie en 2015, les vitrines, conçues initialement pour présenter par roulement les œuvres de format plus petit, font par exemple l’objet d’une nouvelle présentation, pour inviter le visiteur à porter un regard neuf  sur la production du sculpteur.
Il s’agit de revenir sur les étapes de la carrière de David, sur l’importance des monuments publics et commémoratifs dans son œuvre et sur son art du portrait. Une partie est également consacrée aux techniques de la sculpture au 19e siècle : des esquisses, réalisées au crayon, en terre cuite ou en cire, aux multiples de marbre ou de bronze.

Au premier étage de la mezzanine, de nouveaux socles permettent de mieux mettre en valeur les bustes du grand sculpteur angevin. Enfin, courant 2016, un espace de dessin sera mis à disposition du public.

David d'Angers (Angers, 1788 - Paris, 1856)

Portrait de David d'Angers, Dévéria

Né à Angers en 1788 et fils d’un sculpteur-ornemaniste, le jeune Pierre-Jean David est remarqué à l’école de dessin d’Angers. Il s’installe à Paris pour suivre la formation de l’école impériale des Beaux-Arts en 1808 où il fréquente l’atelier du sculpteur Philippe-Laurent Roland. Puis il intègre l’atelier du peintre Jacques-Louis David. Il est reçu premier au concours du prix de Rome en 1811. Il séjourne en Italie pendant quatre ans et y découvre l’art antique, qui le marque profondément. Dès son retour à Paris en 1816,  il se mêle aux courants artistiques et politiques  de son temps et se fait remarquer au Salon. Á partir de 1811, en remerciement de la pension que lui avait accordée la ville d’Angers pour ses études, il envoie ses œuvres, la plupart sous forme de modèle d’atelier en plâtre, au musée des Beaux-Arts de la ville, ce qui explique l'importance du fonds angevin consacré au sculpteur.

Le Grand Condé pour le Pont Louis-XVI (actuellement pont de la Concorde, à Paris), le monument dédié à Bonchamps inauguré en 1825 à Saint-Florent-le-Vieil, puis celui au général Foy au cimetière du Père Lachaise (Paris) lui apportent le succès officiel. Il est élu membre de l’Institut et nommé professeur à l’École des beaux-arts de Paris en 1826. Passionnément attiré par les grandes figures de son temps, il parcourt la France et l’Europe pour modeler les bustes des contemporains du monde qu'il admire. Ils sont issus du monde politique, littéraire ou artistique.La réalisation de l’arc de triomphe de Marseille, inauguré en 1835, et du fronton du Panthéon, exécuté entre 1830 et 1837, le consacrent comme sculpteur officiel. Les commandes affluent et il réalise une quarantaine de sculptures monumentales pour différentes villes françaises.

Dès 1839, une galerie qui lui est consacrée est inaugurée au musée des Beaux-Arts d'Angers. Républicain convaincu, ardent défenseur des droits de l’homme, il s’est engagé par ses écrits, par le choix des personnages qu’il a représentés et par son action politique. Il participe à la révolution de 1848 mais doit s’exiler en 1851. Il ne rentre en France que peu de temps avant sa mort à Paris en 1856.

C’est en 1984 que fut inaugurée par François Mitterrand, Président de la République, la galerie David d’Angers dans l’abbatiale Toussaint rénovée par l'architecte Pierre Prunet.

Œuvres monumentales et dessins

Vue d'ensemble de la galerie David d'Angers

L’œuvre de David d’Angers se trouve disséminé en France, en Europe et aux États-Unis. Le grand intérêt de la galerie à Angers est de montrer la presque-totalité de ses sculptures monumentales sous forme de modèles d’atelier en plâtre, qui sont l’étape préparatoire à l’œuvre définitive, celle-ci étant coulée en bronze ou sculptée en marbre ou en pierre. Les plâtres d’atelier transmettent intimement la pensée et les gestes de l’artiste, y compris ses hésitations. Généralement, ils sont détruits après la réalisation finale.

Dans la nef sont exposées 23 statues monumentales, dont Jean Bart pour Dunkerque et Gutenberg pour Strasbourg… ainsi que le magistral Marquis de Bonchamps pour son tombeau à Saint-Florent-le-Vieil. Sur le modèle au tiers du Fronton du Panthéon sont représentés les personnages qui, selon David, incarne la phrase républicaine « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ».
Dans l'ancien chœur de l'église, sous la mezzanine (structure architecturale et muséographique qui n'altère pas le monument historique), sont présentées les œuvres de plus petites dimensions mais tout aussi importantes pour comprendre l'oeuvre su sculpteur  (La Jeune Grecque), ainsi que ses productions de jeunesse.

David d’Angers, puis sa famille (notamment sa fille, Hélène Leferme),ont donné cet ensemble au musée de sa ville natale. Plus de 3900 dessins s’ajoutent aux médaillons, bustes, statuettes et statues ici exposés.

Les bustes et médaillons

Dans l’espace plus intime du chœur de l’abbatiale, le premier étage de la mezzanine offre un face-à-face avec les personnalités marquantes de l’époque romantique qu’a rencontrées David.

Sont exposés une trentaine de bustes en matériaux divers: terres cuites, plâtres d’atelier, marbre ou bronze. Les terres cuites, modelées de la main même de David, laissent transparaître tout particulièrement le travail de l’artiste. L’absence de regard contribue à l’intemporalité des personnages : « c’est l’immortalité que vous m’envoyez » lui écrit Victor Hugo.

Grandeur nature ou colossaux, les personnages sont représentés en buste, le plus souvent sans vêtements, rarement avec le costume d’époque ou quelques accessoires significatifs. Ainsi David se concentre-t-il sur l’expression du visage. Á Paris où il fréquentait les Salons, et dans toute l’Europe, David fit poser devant lui les intellectuels, les hommes politiques, les hommes de lettres (Balzac, Chateaubriand, Victor Hugo …), les artistes, et les scientifiques scientifiques, qui ont marqué l’histoire du 19e siècle.

Plus d'une cinquantaine de médaillons en bronze sont exposées en vitrine, portraits saisissants de la génération romantique (George Sand, Rouget de l’Isle, le poète et philosophe allemand Goethe …). La technique de fonte en bronze des médaillons, a été utilisée par David d’Angers pour près de 550 effigies. Les personnages furent choisis en raison de leur lien d'amitié avec l'artiste, de leur notoriété, de l’intérêt de leur oeuvre ou du  mérite de leurs actions.

De facture classique et d'esprit romantique, ces sculptures témoignent de la volonté de David d’Angers de laisser à la postérité les effigies des hommes qui ont marqué l’Histoire. Tous sont des militants actifs de la liberté des hommes.

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