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Galerie David d'Angers

Ouvert aujourd'hui10H-18H

Galerie David d'Angers

Galerie David d'Angers
  • Adresse
    33 bis Rue Toussaint - 49100 Angers
  • Tarifs
    Plein tarif : 4€ • Demi-tarif : 2€
  • Ouverture
    Du mardi au dimanche • 10H-18H
    Fermé les 1er et 11 nov., 25 déc., 1er janv. et 1er mai

Parcours de visite

À la découverte du sculpteur David d'Angers
Parcours et histoire du musée - Galerie David d'Angers
Vue sur la mezzanine © Musées d'Angers, F. Baglin

L'abbatiale Toussaint (13e siècle), restaurée en 1984 par l'ajout d'une audacieuse verrière contemporaine, accueille les œuvres de l'artiste Pierre-Jean David, dit David d'Angers (1788-1856). À partir de dessins, médaillons, statuettes et sculptures en plâtre, marbre ou bronze, la galerie aborde l'histoire de ce sculpteur et de son œuvre.

En remerciement pour la bourse qui lui a été octroyée à partir de 1810 pour poursuivre sa formation de sculpteur à Paris, David d'Angers a offert à sa ville natale la plupart de ses plâtres d'atelier.
Ces œuvres sont exposées au public au musée des Beaux-Arts dès 1839 (actuel hall d'entrée du musée). Après la mort du sculpteur, en 1856, ses héritiers complètent les fonds par diverses donations (dessins, médaillons en bronze, sculptures en marbre ou en bronze, mais également objets personnels ou œuvres de la collection de David). La galerie offre ainsi un panorama quasi-complet de l'œuvre du sculpteur angevin.

Parcours et histoire du musée - Galerie David d'Angers
J. Evers, L'ancienne galerie David d'Angers au musée des Beaux-Arts, début 20e siècle

Aujourd'hui, la vaste nef de l'abbatiale Toussaint permet la présentation des commandes publiques qui ont fait la notoriété du sculpteur angevin. Accueilli par le général Bonchamps, le visiteur peut déambuler entre les œuvres monumentales qui ornent aujourd'hui places, monuments et cimetières des grandes villes françaises et européennes : Jean Bart à Dunkerque, Gobert au cimetière du Père Lachaise à Paris, Gutenberg à Strasbourg, etc. Le modèle au tiers du Fronton du Panthéon, projet capital dans la carrière de l'artiste, clôture cette première partie de la galerie.

Parcours et histoire du musée - Galerie David d'Angers
Monument funéraire du général Bonchamps © Musées d'Angers, F. Baglin

Dans l'ancien chœur de l'abbatiale, les œuvres de jeunesse de David sont évoquées autour de La Mort d'Epaminondas, relief en marbre qui lui a permis d'obtenir le Prix de Rome en 1811, et de la Jeune Grecque, plâtre ayant servi à la réalisation de la sculpture prévue pour la tombe de Marco Botzaris à Missolonghi en Grèce et pour laquelle David avait un attachement très fort. Dans les vitrines sous la mezzanine, l'œuvre dessinée de David permet d'aborder la pensée créatrice du sculpteur. Composée de près de 4000 dessins, cette collection est présentée par rotation en raison de sa fragilité.

David d'Angers est connu pour les nombreux portraits qu'il a réalisés et qui lui permettaient de rendre hommage aux hommes et aux femmes dignes pour lui de passer à la postérité. Grand nombre de ces portraits en buste sont exposés dans l'espace de la mezzanine. Une sélection des 550 médaillons en bronze réalisés est présentée dans l'ancien chœur de l'abbatiale. Bustes et médaillons sont révélateurs des recherches sur la phrénologie et la physiognomonie alors en vigueur et qui cherchaient à démontrer des liens entre le physique et le caractère d'une personne. « Ainsi l'intérieur de l'homme m'est dévoilé. Le physique s'éclaire par le moral », écrit David à propos du buste de Chateaubriand.

Parcours et histoire du musée - Galerie David d'Angers
Mezzanine avec présentation des bustes
Parcours et histoire du musée - Galerie David d'Angers
Mezzanine avec présentation des bustes

Sculpteur majeur de la première moitié du 19e siècle, David d'Angers a profondément renouvelé son art par ses ambitions esthétiques et ses convictions politiques.

Né à Angers en 1788 et fils d'un sculpteur, le jeune Pierre-Jean David est remarqué à l'école de dessin d'Angers. Il s'installe à Paris pour suivre la formation de l'École impériale des beaux-arts en 1808 où il fréquente l'atelier du sculpteur Philippe-Laurent Roland. Il fait également partie des élèves de l'atelier du peintre Jacques-Louis David. Il se présente au concours du prix de Rome, auquel il est reçu en 1811. Il séjourne alors en Italie pendant quatre ans et y découvre l'art antique, qui le marque profondément.

David d'Angers - Galerie David d'Angers
Portrait de David d'Angers par Ingres, 1815 (gravure d'Eugène Marc)
David d'Angers - Galerie David d'Angers
Portrait de David d'Angers par Achille Devéria, 1848 (gravure)

Dès son retour à Paris en 1816, il se mêle aux courants artistiques et politiques de son temps et se fait remarquer au Salon. Dès 1811, en remerciement de la pension que lui avait accordée la ville d'Angers pour ses études, il envoie ses œuvres, la plupart sous forme de modèle d'atelier en plâtre, au musée des Beaux-Arts de la ville. C'est au milieu des années 1820 qu'il accole le nom de sa ville natale à son patronyme.

Le Grand Condé pour le Pont Louis-XVI (actuellement pont de la Concorde), le monument dédié à Bonchamps inauguré en 1825, puis celui au général Foy lui apportent le succès officiel. Il est élu membre de l'Institut et nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1826.
Passionnément attiré par les grandes figures, il parcourt la France et l'Europe pour modeler les bustes de ses contemporains du monde politique, scientifique, littéraire ou artistique. La réalisation de l'arc de triomphe de Marseille, inaugurée en 1835, et du fronton du Panthéon, exécuté entre 1830 et 1837, le consacre comme sculpteur officiel et reconnu. Les commandes affluent et il réalise une quarantaine de sculptures monumentales pour différentes villes françaises.

Républicain convaincu, ardent défenseur des Droits de l'Homme, il s'est engagé par ses écrits, par le choix des personnages qu'il représente, par son action politique. Il participe à la révolution de 1848 mais doit s'exiler en 1851. Il ne rentre en France que peu de temps avant sa mort à Paris en 1856.

Les incontournables

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Le bâtiment

De l'église abbatiale au musée
De l'église à la ruine romantique - Galerie David d'Angers
Vue sur la galerie David d'Angers depuis le jardin des Beaux-Arts © Musées d'Angers, F. Baglin

L'abbatiale Toussaint fut construite au 13e siècle par les chanoines de Saint-Augustin, à l'emplacement d'une ancienne chapelle du 11e siècle offrant aux pauvres sans cimetière paroissial un lieu d'inhumation. Le tracé en est restitué par un jeu d'ardoises au sol, à l'intérieur. Les murs de l'église du 13e siècle sont en tuffeau et les voûtes particulières à l'Anjou, très bombées, donnaient une impression de légèreté et d'harmonie. À l'origine, le plan était en forme de T ; le chœur, avec la grande rose du pignon Est, a été ajouté dans le style gothique au 18e siècle.
Au 17e siècle, la communauté monastique est de plus en plus nombreuse. Des bâtiments conventuels sont alors construits, dont le logis du prieur et le cloître encore en partie visibles aujourd'hui.
À partir de la Révolution, les bâtiments furent confisqués et affectés aux réserves de l'armée.
Peu à peu, l'abbatiale devint une ruine, les voutes se sont effondrées et la végétation envahit peu à peu le monument. À partir de 1843, le lapidaire du musée des Antiquités y est présenté, formant un musée à ciel ouvert.

En 1902, l'édifice est classé au titre des monuments historiques, reconnaissance de son importance patrimoniale. En 1980, la Ville d'Angers souhaite lui donner une nouvelle fonction. Il est donc décidé d'y exposer l'œuvre de David d'Angers, jusqu'alors à l'étroit dans les espaces qui lui étaient réservés au musée des Beaux-Arts. L'architecte en chef des Monuments Historiques, Pierre Prunet, en charge de la restauration, propose de mettre en valeur les matériaux locaux (ardoise, tuffeau, schiste ardoisier), en adjoignant, sans les masquer, des matériaux contemporains (bois, béton, verre). La voûte n'est pas restituée à l'identique mais remplacée par une grande verrière permettant à la fois de restituer l'espace intérieur, de baigner l'édifice de lumière du jour et de respecter l'aspect visuel de la ruine. La galerie David d'Angers est inaugurée en mai 1984 par François Mitterrand, président de la République.

Une restauration audacieuse - Galerie David d'Angers
Musée lapidaire dans l'ancienne église abbatiale, dessin d'Ernest Dainville © Musées d'Angers, P. David
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