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Musée des Beaux-Arts
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Visite du musée

Le XIXe siècle, France

Une autre galerie sous verrière permet d'aborder le XIXe siècle, toujours de manière chronologique et thématique.

Sujets historiques et religieux

L'accrochage de cette première salle s'organise autour de sujets historiques -dont une section de peintres orientalistes- et religieux, ainsi que des sculptures.
Le goût pour l'histoire est illustré par le grand tableau de Dévéria, La mort de Jeanne d'Arc, de Dubois, Marguerite d'Anjou attaquée par des brigands ou de l'Etang, Clotilde demandée en mariage par Clovis.
L'orientalisme est un courant très répandu pendant le XIXe siècle, ici bien exprimé par l'oeuvre de Mauzaisse, Arabe pleurant son coursier mort, ou de Delassus Hariadan Barberousse.
Ce début de siècle voit aussi l'émergence d'un renouveau religieux où abondent de grandes compositions de facture néoclassique : Hersent, Lehmann, Jérémie dictant ses prophéties ou Signol, peintre nazaréen, Réveil du Juste, réveil du Méchant.

Guérin et Ingres, qui tous deux furent directeur de la Villa Médicis à Rome, sont présents dans un petit cabinet à travers leurs esquisses. Outre deux esquisses pour La Jalousie de Guérin, on peut voir celle du grand tableau du même artiste, La mort de Priam, dont la très grande toile -inachevée - se trouve dans la dernière salle du parcours Beaux-Arts du musée.

Les peintres en Italie (1ère moitié du XIXe siècle)

le cabinet rouge

Le genre du paysage connaît de profondes transformations à cette période, provoquées par les évolutions sociales et culturelles. Le voyage en Italie est encore un élément essentiel dans la formation des artistes français, qu'ils soient ou non pensionnaires de la Villa Médicis. Ils découvrent Rome, le Latium mais aussi les sites archéologiques du sud de l'Italie dont la richesse leur fournit des sujets précieux.
Le paysage - qu'il soit recomposé en atelier, avec des personnages, dans la tradition, présent ici chez Bertin, Vue d'Aricia, Rémond, Giroux ou Turpin de Crissé, Chasseur de l'Apennin ou peint en plein air, sur le motif, comme ici Corot, San Marino et Vue du temple de Minerva Medica ou Bodinier dans ses pochades - est le sujet principal. Les monuments antiques sont aussi une source d'inspiration inépuisable : Boisselier, Vue du temple de Paestum, Barbot, Procession au Forum
Mais les Italiens, leurs coutumes et leurs costumes fascinent également, comme dans La demande en mariage de Guillaume Bodinier.

Histoires et littérature

"Portrait de Mlle Laura Leroux", Jean-Jacques Henner, 1898

L'intérêt pour le Moyen-Age et les sujets littéraires se développe en France chez les écrivains et les peintres dans les années 1810-1820. De nombreux sujets historiques sont le prétexte à peindre des sujets édifiants ou dramatiques, bien représentés ici à travers les œuvres de Dévéria, La lecture de la sentence de Marie Stuart, Puvis de Chavanne, Mademoiselle de Sombreuil buvant un verre de sang pour sauver la vie de son père, Ary Scheffer, Sainte Elisabeth distribuant ses bijoux aux pauvres.
Mais la littérature inspire également nombre de peintres dits " troubadours ", comme Couder, Une scène de Roméo et Juliette ou plus encore Ingres dans le célèbre tableau Paolo et Francesca.

Portraits

Le genre du portrait,qu'il serve à exprimer la personnalité, le métier ou le statut social du modèle, reste important pendant tout le XIXe siècle, même avec l'apparition de la photographie. Les portraits ici présentés se situent dans la période 1852-1914 et expriment autant les variations du sujet que l'évolution du style : Portait de Turpin de Crissé en peintre par Hersent, Portait de Charles Beulé en amateur d'art par Baudry, Portrait de Mrs Montgomery-Lang par Blanche, Portrait de Laura Leroux par Henner, ou Portrait du Sâr Mérodack Joséphin Péladan, personnage excentrique et ésotérique par Desboutin.

Les paysages (2è moitié XIXe siècle)

Même si le paysage traditionnel, avec Flandrin ou Anastasi, Procession sur le Forum de Rome, perdure, d'autres expériences et préoccupations font évoluer l'art du paysage, notamment les Impressionnistes et leurs suiveurs : Lebourg, Boudin, Lebasque, Le goûter sur l'herbe
L'évocation du monde moderne est présente avec Jongkind dans Paris, la Seine, l'Estacade.

Sculptures et peintures académiques

La dernière salle consacrée au 19e siècle est séparée de la précédente par un étage, pour permettre aux très grands formats en peinture et en sculpture de trouver place, et se trouve donc au rez-de-chaussée. Elle abrite des œuvres de ce style académique qui caractérisa l'art officiel du milieu du siècle, avec les références antiques, l'idéalisation du corps, l'exaltation du nu, la touche lisse , que l'on trouve chez Mongez, Appert, Lenepveu ou Gervex en peinture, Gumery, Cavelier, Dumont et Taluet en sculpture.
La plus grande peinture du musée, œuvre de Guérin, La Mort de Priam, bien qu'inachevée, constitue l'œuvre phare de cette salle, autant par sa taille que par ses vertus pédagogiques montrant la mise au carreau d'un tableau à partir d'une esquisse.

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