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Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine
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Trois figures majeures de la tapisserie contemporaine

Salle Jean Lurçat
Salle Jean Lurçat et ses contemporains

Jean Lurçat

(Bruyères, 1892 - Saint-Paul de Vence, 1966)

Au musée de la tapisserie contemporaine, un ensemble d'œuvres de Jean Lurçat permet d'approfondir ses connaissances sur cet artiste. Grâce à l'importante donation de Simone Lurçat en 1988 et à une politique d'achats réguliers le musée présente quelques grands tableaux de l'artiste. La présentation chronologique permet de suivre l'évolution de sa peinture (Smyrne II)et d'aborder les principaux mouvements qui ont animé l'art de la première moitié du 20e siècle, notamment le cubisme et le surréalisme.
Jean Lurçat appartient à la génération qui suit celle de grands cubistes comme Picasso ou Braque et qui a subi les séquelles de la guerre de 1914-1918. Issu de ce choc, les dadaïstes et les surréalistes ont remis en question le statut de l'art. Jean Lurçat s'inscrit dans ce mouvement tout en conservant et en développant une palette colorée particulièrement séduisante dont la spécificité et les qualités ont été soulignées dès les années 1920-1930 par les critiques d'art.
Une place importante est également dévolue à sa tapisserie : Jean Lurçat est un des acteurs majeurs du mouvement de la " Renaissance de la tapisserie française " d'après guerre. Dès les années 1910-1920, il s'intéresse au mural et à la tapisserie en faisant réaliser des canevas à l'aiguille. Après la guerre, il met au point différentes techniques dont celles du carton numéroté ou du tissage à gros points qui permet une bonne transcription des cartons par l'atelier chargé de les exécuter. Il revendique un langage spécifique pour la réalisation du carton : l'écriture et les contours doivent être simplifiés. Il s'appuie en cela sur l'étude et la connaissance qu'il a de la tapisserie médiévale.

Thomas Gleb

Salle Thomas Gleb
Salle Thomas Gleb

(Lods, 1912 - Angers, 1991)

Thomas Gleb et sa famille sont liés à l’histoire angevine par les rencontres, les amitiés qu’ils ont su y nouer. Tout a commencé en 1965 lorsque Pierre Carton, qui dirigeait l’atelier de tapisseries de l’école des Beaux-Arts, proposait à ses élèves de tisser d’après des maquettes de Gleb. En 1968 le premier atelier de tapisserie d’Angers, l’ATA, commence une collaboration fructueuse avec Gleb. En 1987, une grande exposition Thomas Gleb est organisée au musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine. Thomas et Maria choisissent de s’installer à Angers en 1989. L’exposition La tapisserie patrie de Thomas Gleb salle Chemellier en 1990 à Angers préfigure une importante donation au musée de 24 tapisseries et 11 sculptures. Une salle permanente dédiée à Gleb s’ouvre en 1991, année où décède l’artiste.

En 1992, l’exposition de la donation Gleb à l’abbaye du Ronceray est complétée par « le fond angevin » (tissages de l’école des Beaux-Arts, acquisitions du musée, donation de l’ATA). Deux ans plus tard, une exposition de dessins Gleb est présentée dans la salle Gleb du musée et un recueil de poèmes de Gleb « Le livre des naissances » (collaboration Elizabeth Gardaz et Anne Zali) est édité.
Lorsque Jean Kalman, son fils, verse les archives de son père au musée en 1998, une équipe de chercheurs classe et étudie ce fond, qui aboutira en 2001 à une grande exposition au musée - "Gleb nouveaux visages" -, sur les multiples aspects de la personnalité créatrice de Gleb : peinture, sculpture, architecture, écrits, tapisseries…

Une nouvelle donation par Jean Kalman de 101 œuvres dont 59 dessins, 17 peintures, 23 sculptures, un carton de tapisserie et une céramique suivra en 2004. Depuis cette date, trois espaces permanents sont réservés à la présentation des œuvres de Thomas Gleb au musée de la tapisserie contemporaine. Parmi les œuvres majeures, on peut citer Shabatt ou Les tables de la Loi.

Plus récemment en 2012, l’exposition "Sacré Blanc ! Hommage à Thomas Gleb" au musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, proposait de mettre en regard l’œuvre de Gleb et les réalisations d’une cinquantaine d’artistes contemporains sur le thème du blanc et du sacré.

Josep Grau-Garriga

Grau-Garriga

(Sant Cugat del Valles, 1929 - Saint-Mathurin sur Loire, 2011)

Peu après 1989, date de ses expositions angevines, (dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française), Grau-Garriga, artiste catalan, s'était installé sur les bords de la Loire à Saint Mathurin.
Un environnement particulièrement favorable : un grand atelier pour la peinture, une grange-atelier pour la tapisserie, la proximité de la Loire et de ses lumières magnifiques, une famille qui l'entoure font de cette période, une étape particulièrement féconde et créatrice pour l'artiste.
En tapisserie, à partir de 1999, Grau-Garriga commence un cycle d'œuvres sur la vie des paysans : le travail mais aussi les souvenirs liés à son enfance, les odeurs, les paysages ("Gent del Camp", "Amb o sense fruit", "Aspre-tendre", etc…)
La qualité du travail favorisée par la proximité géographique avec Angers, l'amitié, font naître le projet d'une exposition faisant le point sur ces dix dernières années de création (1990-2000).
Ainsi en 2002, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine expose ses dernières créations tissées, l'abbaye du Ronceray ses peintures à sujets religieux, la salle Chemellier ses portraits peints. Dans le même temps, le musée de Beaufort-en-Vallée lui ouvre ses portes pour une création " in-situ ".
Une monographie est éditée aux éditions " Cercle d'art " avec la collaboration de Gilbert Lascault pour les textes.

A la suite de ces expositions, Grau-Garriga a souhaité offrir l'ensemble des œuvres de la salle "Paquebot" à la ville, quatre tapisseries monumentales et deux dessins qui appartiennent au cycle d’œuvres sur l’enfance de l’artiste en Catalogne, la vie à la campagne (« Aspre-dolc », « Amb o sense fruit »), un hommage à ses parents (« Al padre » et « Al madre ») et au couple ("Home" et "Dona").
La rudesse et la douceur sont physiquement sensibles lorsque l'on pénètre dans la salle.

En 2010 une exposition de ses dessins avait été présentée au cabinet d’arts graphiques du musée des Beaux-Arts et en 2011, peu avant sa mort, son rôle historique avait été souligné dans une exposition sur la tapisserie catalane au musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine.

La même année, l’artiste avait accepté de créer un vitrail surmonté de panneaux peints et de textiles pour la deuxième porte d’entrée intérieure de l’église de Saint Mathurin sur Loire. Il avait choisi pour cette œuvre le thème de la paix et l’ouverture au monde. Depuis février 2012, il est possible de découvrir La Porte de la paix.

Découvrez l'abécédaire de Grau-Garriga en 100 vidéos (réalisation François-Xavier Alexandre)

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