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Musée Pincé
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Vase canope du chancelier Nakhtmin

Egypte, prov. inconnue
Nouvel Empire, 18e dynastie (1550-1292 avant notre ère)
Albâtre
Anc. collection Denon, puis coll. Turpin de Crissé

Cette magnifique pièce en albâtre se compose de deux parties : le vase à proprement parler et son couvercle, en forme de tête d’homme. Le travail de la pierre est parfaitement maîtrisé, son polissage lui confère une brillance toute particulière. Le blanc de l’albâtre participe de l’élégance de l’œuvre.

Sur la panse, une inscription gravée nous indique la formule traditionnelle par laquelle la déesse Neith assure de protéger perpétuellement le génie Douamoutef, personnification et moteur de l’organe (à savoir ici l’estomac) contenu dans le vase. En effet, les vases canopes, au nombre de quatre, étaient destinés à recevoir les viscères du défunt au moment de l’embaumement. Les premiers exemplaires apparaissent à la fin de la 4e dynastie (Ancien Empire, 3e millénaire avant notre ère) et sont en pierre avec un couvercle plat ou bombé. Chaque viscère était placé sous la protection d’une divinité particulière, représentée sous une forme bien spécifique. Il s’agit des quatre fils d’Horus : Amset, à tête humaine, pour le foie ; Qebehsenouf, à tête de faucon, pour les intestins ; Hâpy, à tête de singe, pour les poumons et Douamoutef, à tête de chacal, pour l’estomac. Au cours du Nouvel Empire (entre 1500 et 1000 avant notre ère), on adopte pour les bouchons des vases canopes une iconographie qui reproduit celle des quatre divinités protégeant les viscères. Auparavant, les couvercles en forme de tête humaine sont ceux en usage pour les quatre vases, comme c’est le cas avec cet exemple, alors qu’il contenait l’estomac (et non le foie) du chancelier Nakhtmin.

Ce vase a appartenu au début du 19e siècle au célèbre collectionneur Vivant Denon (diplomate, directeur du musée Napoléon). D’après l’inventaire après décès de sa collection, sept vases canopes, dont certainement cette pièce, étaient exposés dans sa salle à manger. Lors de la vente de la collection Denon en 1827, elle a été achetée par le comte Turpin de Crissé. Il en a fait un dessin, signe probable d’un attachement particulier à celle-ci 

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