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Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine
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Présentation des collections

 

 

Les principales lignes de forces du parcours chronologique

L'accrochage renouvelé en 2015, réunit un ensemble d’une soixantaine de tapisseries et prend la forme d'un parcours chronologique linéaire, organisé en six salles, retraçant l'évolution historique de la tapisserie autour des trois grandes figures, que sont Jean Lurçat (1892-1966) et Thomas Gleb (1912-1991) jusqu'à la Nouvelle tapisserie incarnée par des artistes contemporains tels que Josep Grau-Garriga (1929-2011), Jagoda Buic, Olga de Amaral... Le visiteur peut ainsi saisir les origines des liens établis avec Jean Lurçat et Thomas Gleb, les influences artistiques, les filiations mais aussi les évolutions plurielles de la tapisserie, des différentes périodes historiques, aux aires géographiques et écoles stylistiques. La salle dédiée à Grau-Garriga clôt ce parcours avec une présentation nouvelle des œuvres de l'artiste, enrichie d'une tapisserie sortie spécialement des réserves. 

La  collection en six parties

    Salle 1 : Lurçat, les années de jeunesse : 1919-1936
    Petit passage : Lurçat et la céramique, les années 1950
    Salle 2 : Les tapisseries de la guerre, les années 1940
    Salle 3 : L’APCT (l’Association des peintres cartonniers de tapisserie), les années 1950
    Salle 4 : Thomas Gleb, l’interprétation tissée, les années 1960
    Salle 5 : La « Nouvelle tapisserie », les années 1970
    Salle 6 : Josep Grau-Garriga, donation 2004

Un premier regroupement monographique aménagé dans les deux premières salles du Musée ouvre sur la figure de Jean Lurçat, ses années de jeunesse et les tapisseries de la guerre réalisées dans les années 1940. L'Archer, œuvre unique de l’artiste, qui se range parmi les dernières acquisitions des musées, est particulièrement mise à l’honneur. Il s’agit d’un canevas tissé en 1927. Il fait partie d’un ensemble de onze canevas réalisés par Lurçat et constitue un  précieux témoignage des recherches menées par l’artiste dans ce domaine.

Succède dans une autre salle, la présentation d’artistes issus de la génération suivante (avec Mario Prassinos, Robert Wogensky, Mathieu Matégot, Jacques Lagrange, André Borderie, Michel Tourlière), née dans les années 1910-1920 et qui, après la guerre, a délibérément fait le choix de l'abstraction lyrique.

La salle 4 ouvre ensuite sur un espace dédié aux œuvres de Thomas Gleb (1912-1991), avec l’une de ses pièces-maîtresses, la Femme à l'orange (1948), autre récente acquisition des musées d’Angers. Cette salle incarne le nouveau langage tissé des années 1960. Il affirme la pleine autonomie de l'œuvre, le renouvellement du langage plastique, l'interprétation libre.

Enfin au fil de son parcours, avant de pénétrer dans l'espace dédié à la donation Josep Grau-Garriga, le visiteur pourra découvrir l’approche sensible de cette période consacrée aux artistes contemporains. Intitulée la « Nouvelle tapisserie », les années 1970,  la salle 5 nous rappelle la date-clé de la première biennale internationale de la tapisserie à Lausanne, qui annonce dès 1962 l'internationalisation de la tapisserie et de son marché, avec les grandes manifestations postérieures (São Paulo, Tokyo, Lódz...). Cet espace donne à voir l'expression des grandes figures de l'avant-garde avec notamment Magdalena Abakanowicz, Jagoda Buic, Olga de Almaral, Pierre Daquin, Patrice Hugues.

Une scénographie renouvelée

La présentation des collections s'est accompagnée d'une redéfinition de la scénographie, au bénéfice de la valorisation des pièces exposées et du confort du public. Une nouvelle mise en peinture des salles, avec l’usage de couleurs binaires sur les cimaises, à même de montrer que l'art est une force dynamique, permet de poser de nouveaux regards sur les collections.

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