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Musée Pincé
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Miroir

Italie, Etrurie, prov. inconnue
300-250 avant notre ère
Alliage cuivreux, gravé

Si, depuis la Renaissance, les Etrusques habitent l’imaginaire des artistes et des érudits, ce n’est véritablement qu’au 19e siècle que l’Europe se passionne pour cette civilisation, en raison notamment des nouvelles découvertes archéologiques et de l’élargissement des perspectives historiques qu’elles entraînent. En effet, entre 1827 et 1833, la découverte d’une série de tombes étrusques (dont la plus fameuse, celle de Tarquinia) permet la mise au jour de nombreux objets (dont des miroirs comme celui-ci) et fait naître chez les archéologues et des collectionneurs un intérêt très vif pour les Etrusques. Cette pièce a appartenu à la collection Beugnot, puis Durand, puis Rollin, puis Turpin de Crissé, ce qui est très révélateur de ce phénomène d’« étruscomanie ».

Il s’agit d’un miroir de petites dimensions, à disque rond et bordure oblique sortante lisse, au talon échancré et à manche massif plat à gouttière. Au droit (surface autrefois réfléchissante), il n’y a pas de décor, alors qu’au revers est gravée une scène inscrite dans une frise de feuillages. Quatre personnages en pied sont figurés devant une architecture sommairement esquissée. Certains y voient, par comparaison avec d’autres miroirs, la rencontre d’Hélène (reine de Sparte et amante du troyen Pâris), accompagnée de sa suivante, avec Castor et Pollux (fils jumeaux de Zeus et Léda).

Les Etrusques étaient des virtuoses en matière de production de pièces en bronze (statues et statuettes, bijoux, armes, vaisselle et objets quotidiens).

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